Référentiel de développement : En avant pour le PNDES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Sidwaya   
Mercredi, 16 Mars 2016 09:32

Désormais, tous les acteurs de développement devront s’inscrire dans le cadre  du Plan national de développement économique et social (PNDES), en relais de  la Stratégie de croissance  accélérée et de développement durable (SCADD). La première réunion du comité  d’orientation du PNDES,  présidée par le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba , qui s’est tenue le  mardi 15 mars 2015 à Ouagadougou, a  permis de valider la démarche pour son élaboration.

Le Plan national de développement économique et social (PNDES) est  le nouveau référentiel  pour les politiques de développement au Burkina Faso pour la période 2016-2020. Il remplacera ainsi la Stratégie de croissance accélérée et de  développement durable (SCADD).  D’ici au 25 mai 2016,  il devrait  être soumis au Conseil des ministres.  La  première réunion  du comité d’orientation et de supervision  du PNDES  organisée le 15 mars 2016  a permis aux  différents acteurs de développement à savoir l’Etat, les collectivités territoriales, la société civile  et les partenaires techniques et financiers  de prendre connaissance de ses objectifs et la démarche de son élaboration. Pour le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, au terme de la mise en œuvre  de ce plan, le  Burkina Faso devrait en finir définitivement avec la pauvreté.  «  Avec le PNDES, finie la politique de saupoudrage qui consiste à éteindre les incendies au cas par cas. En effet, le gouvernement va s’attaquer aux problèmes structurels », a-t-il déclaré.   De son avis, ces problèmes sont de trois ordres. Il a cité d’abord les questions de gouvernance. Ensuite, la qualité du capital humain constitue le deuxième problème auquel le PNDES devrait s’attaquer. A ce sujet, le chef du gouvernement évoque les questions de santé, d’éducation  et  l’enseignement supérieur qui constitue maintenant une priorité. La dernière problématique   est la transformation structurelle de l’économie pour la placer sur une trajectoire de croissance  forte, durable et inclusive.

 

Selon  le secrétaire exécutif  de la SCADD, Seglaro Somé, le PNDES n’est pas une remise en cause  de toutes les politiques  menées auparavant au Burkina Faso. En effet,  son élaboration va s’appuyer sur les acquis de la SCADD  ainsi que sur les différents travaux réalisés par les acteurs  tels que les résultats des consultations nationales en vue de l’agenda post- 2015, la vision Burkina 2025, les objectifs de développement durable, entre autres. A l’en croire, le PNDES  va sonner le glas  des politiques publiques parfaites sur le papier mais dont la mise en œuvre pose problème. Et pour cause, l’un des principes qui guide  son élaboration est la Gestion axée sur les résultats (GAR), c'est-à-dire que le processus est focalisé sur les résultats à atteindre à travers la responsabilisation  des acteurs pour plus d’efficience et d’efficacité.  Outre  la redevabilité  que prône le GAR, le  leadership national qui signifie que le gouvernement conduit les travaux à travers  le ministère de l’Economie, des Finances  et du Développement, l’inclusion qui permet  de prendre en compte  toutes les catégories d’acteurs de développement  et d’appeler leur participation   sont les autres principes qui  vont sous-tendre l’élaboration du nouveau référentiel de développement du Burkina Faso.

 

Des attentes particulières selon les acteurs

A l’issue de la présentation des objectifs et la démarche du plan de développement économique et social, les parties ont unanimement salué cette nouvelle vision et se sont  engagées à accompagner son processus d’élaboration.  En outre, certaines ont évoqué des préoccupations particulières. C’est le  cas notamment du secteur privé représenté par le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie, Franck Tapsoba qui a soutenu que le secteur privé attend une réforme du cadre juridique  des marchés publics, la promotion  du partenariat public/privé ainsi que  des pôles de croissance.  Le  représentant de la troïka des partenaires techniques et financiers,  Georges Ternes, par ailleurs chargé d’affaires au Grand-Duché de Luxembourg a relevé, quant à lui,  la nécessité de rendre disponibles les statistiques et indicateurs  pour le suivi du plan  et de définir des priorités. Une requête que partage le ministre en charge de l’enseignement supérieur, Michel Filiga qui a souhaité que l’enseignement soit clairement inscrit au nombre des priorités afin de donner les moyens au secteur  de juguler tous les problèmes qu’il connaît en ce moment.  En  plus du comité d’orientation  et de supervision,  le dispositif  d’élaboration du PNDES comprend  des comités techniques qui vont se pencher sur les problèmes structurels sus-cités  et un secrétariat technique composé de plusieurs groupes spécialisés. Aussi à la fin  de la rencontre, le président du COS a invité les différents membres à travailler activement pour que le document soit disponible à la date prévue.

 

Nadège YE

Sidwaya

Mise à jour le Mercredi, 16 Mars 2016 09:39
 

Suivez-nous sur Facebook

Suivez-nous sur Twitter

Dans le monde

Contactez Fasopresse

 

Pour des requêtes d’informations ou des besoins d’insertions publicitaires, vous pouvez nous joindre en envoyant un mail à l’adresse suivante :

E-mail: info@fasopresse.net