Relance de l’activité économique : Les entreprises burkinabè à l’avant-garde Imprimer
Écrit par Sidwaya   
Mardi, 24 Mai 2016 10:05

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’est entretenu successivement, le lundi 23 mai 2016 au palais de Kosyam, avec le Cercle des chefs d’entreprise burkinabè (CERCLE)  et le président de la Commission de la CEDEAO sortant, Kadré Désiré Ouédraogo. La relance de l’activité économique dans le contexte post-transition tient à cœur le Cercle des chefs d’entreprise burkinabè (CERCLE). Les responsables de la structure l’ont fait savoir au président du Faso,  Roch Marc Christian Kaboré,  qui les a reçus en audience, dans la matinée du lundi 23 mai 2016, au palais de Kosyam.

«Le climat des affaires au Burkina, tout comme dans la sous-région est  morose.   Nous sommes venus faire des propositions au chef de l’Etat en vue de sortir de cette situation»,  a indiqué le président  du CERLCE,  Mahamadi Savadogo dit «Kadhafi».  Ces propositions,  sous-tendant un nouveau contrat de confiance entre le secteur public et celui du privé, se résument, entre autres, à l’organisation d’un forum national sur la relance de l’économie, la finalisation de la mise en place des instances de représentation de la Chambre de commerce et d’industrie, et la dynamisation  du Conseil national du patronat.  Le CERCLE,  foi de son premier responsable, souhaite également la réactivation du Conseil présidentiel pour l’investissement  et la réservation d’une «bonne part»  des investissements du Programme national de développement économique et social (PNDES) au secteur privé.  «Le chef de l’Etat a marqué son adhésion à ces  propositions et a donné son accord pour présider le forum national sur la relance économique»,  a rapporté M. Sawadogo.

 

A peine  les responsables du CERCLE ont-ils pris congé  du chef de l’Etat que l’ancien président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo  a fait son entrée dans le bureau présidentiel.  «Je suis venu informer le chef de l’Etat de la fin de ma mission à la CEDEAO et profiter de cette occasion pour le remercier, et à travers lui, tout le peuple burkinabè pour l’appui  et  la confiance dont j’ai bénéficié  dans l’exercice de mon mandat», a-t-il  lancé à l’issue de son entrevue avec le locataire du palais de Kosyam.

 

Des acquis, mais encore des efforts

Quel bilan fait-il de son passage à la CEDEAO ?  «L’intégration régionale est un chantier qui n’est jamais fini.  Nous avons certainement eu des acquis au cours de ces quatre dernières années, dont le principal est le maintien de la paix, de la stabilité et de la sécurité dans la sous-région, à travers la gestion des multiples crises. La CEDEAO a également apporté sa contribution à l’enracinement  de la démocratie et des principes démocratiques dans notre région, notamment  le respect des droits humains et des libertés»,  a  d’emblée  réagi,   M. Ouédraogo.  Il a  ensuite loué  le renforcement du processus d’intégration, sous son mandat.

Il en veut  pour preuve, la «libéralisation» de la circulation  des personnes et des biens, actée par   l’entrée en vigueur   du Tarif extérieur commun (TEC) à partir de 2015. «Cela  fait de notre région, une union douanière»,  s’est  réjoui le président sortant de la Commission de la CEDEAO. La conclusion des négociations des Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne   et  l’adoption de la carte d’identité biométrique de la CEDEAO,  véritable carte d’identité des citoyens de l’espace,  n’ont  pas été passées sous silence par l’hôte du  chef de l’Etat.   «La carte biométrique sera la même  pour tous les citoyens et va remplacer le permis de séjour.  Tout citoyen de la CEDEAO muni de cette carte pourra  se déplacer,  résider ou travailler dans n’importe quel autre pays»,  a précisé Kadré Désiré Ouédraogo.

Pour lui,   des grandes avancées ont été obtenues grâce aux concours multiformes, mais beaucoup  reste à faire, notamment  en matière d’application des textes et protocoles d’accord.  «Nous avons des textes et des protocoles adoptés par les chefs d’Etat et de gouvernement. Mais leur mise en œuvre laisse à désirer sur le terrain.  C’est le cas de la libre circulation des biens et de personnes, au sujet duquel nous sommes conscients qu’il y a encore beaucoup de tracasseries(…)»,  a-t-il regretté.    A quoi va s’occuper  Kadré Désiré Ouédraogo après son passage à la CEDEAO ? «Quand on quitte la vie publique, on revient à la vie privée.  Ce sera mon cas.  Je vais prendre un peu de repos pour m’occuper de ma famille.  Mais où que je sois, je continuerai à apporter ma modeste contribution au développement de notre cher pays, comme tout Burkinabè», a-t-il répondu.

 

Kader  Patrick KARANTAO

Mise à jour le Mardi, 24 Mai 2016 10:09