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Le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, a procédé, le mardi 14 février 2012 à Ouagadougou, au lancement du programme d’amélioration du climat des affaires. Prévu pour durer trois ans, ce programme vise principalement un développement du secteur privé à travers l’amélioration de l’environnement des affaires au Burkina. Après le programme Doing business qui a duré cinq ans (2006-2011), le Burkina Faso entend poursuivre dans sa dynamique pour l’amélioration de l’environnement des affaires.
Le nouveau programme d’amélioration du climat des affaires lancé officiellement, mardi 14 février 2012 à Ouagadougou, par le Premier ministre Luc Adolphe Tiao en présence des représentants de la Banque mondiale (BM) et de la Société financière internationale (SFI) s’inscrit dans cette continuité et vise concrètement deux volets. Il s’agit de la simplification du régime des licences d’affaires et la mise en œuvre des actes uniformes de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) révisés. Pour la représentante-résidente de la SFI au Burkina, Mary-Jean Moyo, le présent programme vient compléter la gamme des services d’investissements et de conseils que son institution apporte au secteur privé national.
Madame Moyo a ensuite traduit ses remerciements aux autorités burkinabè pour leur implication dans la mise en œuvre des réformes entreprises depuis de nombreuses années dans le sens de l’amélioration du climat des affaires. « Notre institution a en effet noté avec satisfaction, la création d’un secrétariat permanent consacré aux réformes des licences d’affaires au sein du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat », s’est-elle félicitée. Et de relever que l’actuel programme en complément aux activités de la BM qui milite en faveur du secteur privé à travers le Programme d’appui à la compétitivité et du développement de l’entreprise (PACDE), d’un coût global d’environ 50 millions de dollars. Le directeur en charge du nouveau projet, Alain Traoré, a dans une présentation, reconnu que le Programme Doing business better Burkina Faso (DBBBF) a eu certes, des résultats forts encourageants (création de 2400 nouveaux emplois, 8 millions de dollars d’investissements générés…) mais qui sont loin d’être suffisants. D’où la nécessité, selon lui, de poursuivre et d’approfondir le travail avec la naissance d’une seconde phase du programme estimé à 1 milliard de nos francs. Le Premier ministre Tiao a, lui aussi, salué les acquis du DBBBF, qui de son avis, ont permis à notre pays d’être classé parmi les meilleurs réformateurs du monde et de la région Afrique sub-saharienne durant les trois années consécutives. Même s’il a toutefois reconnu que sur les onze indicateurs du rapport, huit ont significativement évolué au cours de l’exécution des activités de la première phase du programme.
Et de poursuivre que toutes ces réformes ont eu une incidence positive sur l’activité économique nationale. Cette seconde phase du projet, a-t-il avancé, vient consolider les multiples acquis déjà enregistrés. En effet, le nouvel instrument en matière d’affaires, a signifié le Premier ministre, permettra non seulement de poursuivre et d’approfondir les réformes existantes mais de générer d’autres concernant des licences stratégiques pour le secteur privé. « Il(le programme) permettra d’assurer l’effectivité d’un cadre juridique et judiciaire favorable à l’investissement conformément aux objectifs du traité de l’OHADA », a-t-il ajouté. Selon lui, la nécessité de renforcer ce climat des affaires est d’autant un impératif que l’Etat a su convaincre ses partenaires sur la pertinence et la qualité de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) dont la mise en œuvre entraînera une forte croissance soutenue dans les années à venir. Luc Adolphe Tiao a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir avec force ce nouveau programme afin qu’il permette l’accroissement de la compétitivité du secteur privé grâce à un cadre simplifié et plus attractif de l’investissement.
Il a aussi exhorté chaque département ministériel à travailler activement à accorder une priorité à la mise en œuvre des recommandations qui seront formulées dans le cadre de l’exécution du programme. Voulant donner l’exemple, M. Tiao a décidé de créer auprès du Premier ministère, un Comité des réformes économiques sur le climat des affaires (CRCA). « Cette structure va contribuer à une meilleure coordination du pilotage de nos politiques sectorielles de réformes économiques », a-t-il précisé.
Nombamba Didier OUEDRAOGO
Sidwaya
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