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Le comité d’organisation de la 6ème Conférence africaine sur la population, prévue du 5 au 9 décembre 2011, à Ouagadougou, a animé, le lundi 28 novembre dernier, un point de presse. Il s’est agi d’informer les journalistes sur l’organisation pratique et les attentes de ce rendez-vous sur les questions de population. « Population africaine : passé, présent et futur », tel est le thème de la 6ème Conférence africaine sur la population (CAP) qui se déroulera du 5 au 9 décembre prochain, dans la capitale burkinabè.
La conférence est organisée par l’Union pour l’étude de la population africaine (UEPA), sous l’égide du ministère burkinabè des Enseignements secondaire et supérieur. En vue d’apporter des précisions sur cette rencontre, le comité d’organisation a échangé avec les hommes des médias, dans les locaux de l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP), à Ouagadougou.
Pour le vice-président de l’UEPA et président dudit comité, Dr Jean-François Kobiané, le choix du thème s’est justifié par « la nécessité d’un véritable diagnostic du continent dans le domaine de la population et du développement ». Cinquante ans après l’accession à l’indépendance de plusieurs pays africains, la 6e CAP apparaît à ses yeux, comme une opportunité offerte à l’ensemble du continent de s’interroger sur les questions de population, notamment sa dynamique et ses liens avec les secteurs sociaux. Il a indiqué que la conférence sera un espace de partage de connaissances entre chercheurs, décideurs, gestionnaires de programmes, partenaires internationaux du développement et acteurs intervenant dans le domaine de la population. A ce titre, le chargé de programme bilingue de l’UEPA, Emmanuel Ekambi, a annoncé environ 350 présentations réparties, ainsi qu’il suit : 37% d’enseignants-chercheurs, 20% des chercheurs, 15% d’étudiants et d’autres spécialistes et experts travaillant sur des problématiques de population. Et le directeur de l’ISSP, Pr Banza Baya, de citer quelques thématiques qui seront développées : population et santé, population et éducation, population et immigration, population et environnement. Selon les organisateurs, ce sont près de 1000 participants aux profils divers et venant d’Afrique et d’ailleurs, qui sont attendus à la CAP 2011. Parmi ceux-ci, a tenu à signaler M. Ekambi, il y aura 48% de femmes. Cela, à son sens, témoigne d’un intérêt de plus en plus accru de la deuxième moitié du ciel à la recherche. Il a aussi donné l’assurance que le budget estimatif de 725 millions de F CFA nécessaire à l’organisation, a été quasiment bouclé. L’Union devait mobiliser 500 millions de F CFA et le gouvernement burkinabè devait contribuer à hauteur de 215 millions de F CFA. Sans entrer dans les détails, il a estimé qu’ « aujourd’hui, les lignes budgétaires les plus importantes sont couvertes ». La rencontre devra permettre « aux jeunes chercheurs de l’ISSP de se frotter à des chercheurs plus expérimentés. Ils vont donc pouvoir améliorer leurs approches des questions de population », se réjouit déjà, Pr Banza Baya. Elle devra également accouché d’un plan d’action dit de Ouagadougou à même d’aider à relever les défis de développement liés à la démographie en Afrique.
Koumia Alassane KARAMA
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Nestor BAKI
(Stagiaire)
Sidwaya
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