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La 2e édition du forum ouest-africain de développement des entreprises, Africallia, se tient les 23 et 24 février 2012, à Ouagadougou. Initié par la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, plus de 400 entreprises de la CEDEAO et du reste du monde participant au forum, ont ainsi l’occasion de nouer des partenariats dans divers domaines.
« Un mondial des entreprises ». C’est ainsi qu’a qualifié le président du comité de pilotage, Gaspard Ouédraogo, le forum ouest-africain de développement des entreprises, Africallia 2012, qui a débuté ce jeudi 23 février 2012 à Ouagadougou en présence du Premier ministre, Luc Adolphe Tiao. « Africallia est un forum multisectoriel qui ouvre les portes du monde aux chefs d’entreprises de l’Afrique de l’Ouest à la recherche de partenariats stratégiques, techniques, commerciaux, technologiques ou financiers », a souligné Gaspard Ouédraogo, à la cérémonie d’ouverture. Après une première tentative réussie en 2010, les organisateurs du forum, avant même l’heure du bilan, ont déjà affiché leur satisfaction totale pour cette présente édition. « Notre objectif était d’avoir 400 inscriptions d’entreprises à Ouagadougou, nous en avons 415 dont 21 chefs de délégations représentant 19 pays. Quant au rendez-vous B to B, nous en avons 5100 contre 2770 en 2010 », s’est réjoui d’avance, le président du comité de pilotage, Gaspard Ouédraogo. Les participants viennent de l’espace CEDEAO, de la Turquie, de Taïwan, du Cameroun, des Etats-Unis, du Canada, etc.
La présidente de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Alizéta Ouédraogo, quant à elle, s’est félicitée d’une innovation majeure de ce forum 2012 : « La zone UEMOA s’est ouverte aux pays voisins de la CEDEAO, offrant ainsi aux participants venus du reste du monde une opportunité de marché de plus de 250 millions d’habitants ». Abondant dans le même sens, Gaspard Ouédraogo a indiqué qu’avec la crise internationale, l’Afrique n’a jamais suscité autant l’intérêt des grands groupes internationaux et des multinationales. Le continent, a-t-il poursuivi, est devenu une terre de prédilection pour les établissements financiers et les fonds d’investissements. « Il nous faut saisir la perche ainsi tendue, mais il faut le faire ensemble. Puisqu’ensemble, on est plus forts. Les grands projets d’infrastructures, l’énergie classique ou renouvelable, ainsi que les mines nécessitent des co-investissements, des partenariats public-privé et des regroupements. L’agrobusiness et la transformation des produits alimentaires nécessitent aussi des partenariats », a ajouté Gaspard Ouédraogo.
Le partenariat public-privé prôné par Africallia 2012, le président de la Commission de l’UEMOA, Hadjibou Soumaré a estimé qu’il est l’un des meilleurs moyens pour réaliser de grandes œuvres en Afrique. « Nous ne cesserons de soutenir l’initiative de ce forum qui, même s’il n’est qu’à sa 2e édition, constitue un modèle réussi. J’appelle donc, tous les partenaires à s’engager davantage et à faire de ce forum une plateforme commune de soutien aux actions de partenariat interentreprises et de promotion des investissements privés en Afrique », a-t-il souligné, tout en invitant les investisseurs à investir dans l’espace communautaire, car il regorge d’immenses potentialités économiques, ainsi que des meilleures garanties pour fructifier leurs investissements. En somme, selon le représentant du président de la Commission de la CEDEAO, Ibrahim Bâ, l’application concrète des dispositions fiscales, la qualité des décisions de justice et l’implication forte du système bancaire dans les investissements sont entre autres, des aspects très importants que les pays africains doivent prendre en compte.
Prendre le modèle asiatique
Le directeur général de l’Organisation des Nation unies pour le développement industriel (ONUDI), Kandeh Yumkella, parrain de la 2e édition de Africallia, représenté par Fatou Haïdara a, pour sa part, invité les pays africains à s’approprier des stratégies de développement des nations asiatiques, c’est-à-dire arriver à lier la croissance économique à leur capacité véritable de transformation structurelle de leur économie. « Ce qu’a réalisé l’Asie en si peu de temps, l’Afrique peut aussi le faire, en promouvant de nouvelles capacités productives dans les secteurs porteurs de valeurs ajoutées », a expliqué le représentant du directeur général de l’ONUDI, précisant, dans la foulée, le lien important qui doit exister entre investissements privés d’une part, et la transformation structurelle et la croissance, d’autre part. Parce qu’il offre l’opportunité de rencontres fructueuses et une meilleure contribution du secteur privé international et africain au développement de l’Afrique, le directeur général de l’ONUDI s’est dit prêt à accompagner les initiatives de Africallia. Avant de donner le top de départ officiel du forum, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Arthur Kafando, a assuré que le nombre élevé de participants témoigne de la vitalité et du dynamisme du secteur privé ouest-africain. Il a donc invité les sociétés à saisir cette belle opportunité qu’offre Africallia pour développer des relations d’affaires.
Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao a visité les stands d’exposition des diverses institutions, ainsi que les espaces réservés aux rendez-vous B to B.
Sidwaya
Sié Simplice HIEN
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