PNDES : Plus de 8 milliards de F CFA pour la santé, l’eau et l’assainissement Imprimer
Écrit par Sidwaya   
Jeudi, 28 Juin 2018 05:43

Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), Rosine Coulibaly a signé des conventions, le mardi 26 juin 2018 à Ouagadougou, avec les ambassadeurs du Royaume des Pays-Bas et de la République fédérale d’Allemagne pour le financement dans les secteurs de la santé, de l’eau et de l’assainissement.

Les programmes nationaux, eau, assainissement et santé, se sont renforcés, ce mardi 26 juin 2018, avec des signatures de conventions de financement avec deux partenaires au développement du Burkina Faso. Il s’agit du royaume des Pays-Bas et la République fédérale d’Allemagne.

 

Le premier accord de financement, d’un montant de sept millions d’euros soit, plus de quatre milliards de F CFA, a été signé entre le gouvernement du Burkina Faso et la République fédérale d’Allemagne. L’appui est destiné à la mise en œuvre de la politique sectorielle «eau et assainissement» du Burkina Faso de 2018 à 2020. Cet apport financier de la coopération allemande, selon le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo, tombe bien parce qu’il porte sur un Appui budgétaire sectoriel (ABS). «C’est une subvention qui vient appuyer nos politiques, c’est-à-dire ce que nous sommes engagés à faire vis-à-vis des programmes nationaux», a-t-il expliqué. Il concerne aussi, a-t-il dit,des engagements au niveau international avec les objectifs de développement durable.

Par ailleurs,Niouga Ambroise Ouédraogo a affirmé que sur le plan national, il existe des stress budgétaires dus à un certain nombre d’évènements. Selon lui, ce genre de contributions est d’un grand appui, car il contribuera à l’atteinte des objectifs de la politique nationale de l’eau à travers trois programmes majeurs : le Programme national de l’approvisionnement en eau potable (PN-AEP), le Programme national d’assainissement des eaux usées et excréta (PN-AEUE), et le Programme national gouvernance secteur eau et assainissement (PGEA). Pour le chargé d’affaires à l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne au Burkina Faso, Dr Claus Bernard Auer, son pays travaille avec le Burkina Faso, pas seulement dans le secteur de l’eau, mais aussi dans bien d’autres. Il croit que l’eau est un élément central dans le développement des pays, surtout ceux du sahel. C’est pourquoi les deux gouvernements, allemand et burkinabè, ont jugé opportun de mettre l’accent sur ce secteur dans le cadre de leur coopération.Rappelant une longue histoire de l’appui budgétaire en Afrique jalonnée de difficultés, Dr Claus Bernard Auer, a avoué que le Burkina Faso est l’un des rares pays à en bénéficier.

 

Construction de quatre hôpitaux de district

La deuxième convention du jour signée est un accord de don pour le financement, en partie, d’un projet dénommé ‘’ORIO’’ et intitulé «Amélioration de l’accès aux soins de santé de la mère et de l’enfant au Burkina Faso». D’un coût total de plus de 12 millions d’euros, soit environ 8 milliards de francs CFA, il sera financé à hauteur de 4,160 milliards de F CFA par la partie néerlandaise. L’autre moitié sera octroyée par l’Union européenne (UE) sur les ressources du onzième Fonds européen de développement. Le ministre de la Santé, Nicolas Meda, a salué l’aide qu’apporte le Royaume des Pays-Bas à son département et qui, associée au financement de l’UE, permettra la construction de quatre hôpitaux de district à Léna, Mangodara, Karangasso-Vigué, Tougouri et la rénovation de celui de Gayéri.

Pour l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au Burkina Faso, Jolke Oppewal, les accords signés résultent d’une longue préparation et d’études dont l’objectif a été de faire de ‘’ORIO’’, un bon projet. Il a exprimé sa satisfaction  et a jugé importante l’amélioration de la santé des populations que les gouvernements burkinabè et néerlandais classent parmi les  priorités. L’ambassadeur Jolke Oppewal a témoigné également que la coopération au développement est un axe stratégique de la politique étrangère de son pays. Et dans la région sahélienne, il a estimé qu’il faut stimuler le développement et avoir des perspectives pour les

populations.

Que ce soit les 4,6 milliards de F CFA pour le secteur de l’eau et de l’assainissement ou les 4,160 milliards pour le projet ‘’ORIO’’, ces dons contribueront à la mise en œuvre et à l’atteinte des résultats dans l’axe 2 du Plan national de développement économique et social (PNDES).

Sidwaya

 

 

Tielmè Innocent KAMBIRE

Mise à jour le Jeudi, 28 Juin 2018 05:45