Simon Compaoré, président par intérim du MPP sur la gouvernance Imprimer
Écrit par Sidwaya   
Vendredi, 29 Juin 2018 09:55

Le Mouvement du peuple pour le progrès(MPP) a animé une conférence, le jeudi 28 juin 2018, à Ouagadougou, pour se prononcer sur des sujets tels que la grève au sein du ministère en charge de l’économie, la lutte contre le terrorisme, la crise alimentaire, etc.

Les militants du Mouvement du peuple pour le progrès(MPP) et leurs alliés sont solidaires du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, pour la mise en œuvre de son programme de développement. Le président par intérim du MPP, Simon Compaoré, l’a dit au cours d’une conférence de presse, le 28 juin 2018, à Ouagadougou. Il a indiqué que le chef de l’Etat, au cours de sa sortie médiatique du week-end dernier, a été irréprochable. « Il était d’autant plus à l’aise que son bilan est satisfaisant. Nous sommes sur la bonne voie, n’en déplaise à nos contempteurs de tout acabit », s’est-il exclamé. Le président du parti « du soleil levant » s’est réjoui que la coordination des syndicats du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement soit revenue « à de meilleurs sentiments », en suspendant son mot d’ordre de grève, à la suite de l’appel du président du Faso, au cours d’un entretien radiotélévisé le week-end dernier. Il a salué la mise en place d’un comité de suivi des recommandations de la conférence nationale sur la rationalisation du système de rémunération des agents de la fonction publique. Le parti présidentiel s’est dit ravi de la montée en puissance des forces de défense et de sécurité. « Sans flagornerie, les FDS exécutent leur mission », a affirmé le président par intérim du MPP. Il a dénoncé certains propos mensongers tenus sur les réseaux sociaux sur les FDS. « Ce sont des fake news, c’est la désinformation », a-t-il relevé. M. Compaoré a regretté que l’insécurité n’ait pas permis à certains élèves du nord du pays de prendre part aux examens scolaires.

 

 

« L’honnêteté n’est pas un crime »

Le parti s’est prononcé en outre sur la crise alimentaire qui touche, selon son président, Simon Compaoré, plus de 954 000 personnes du pays. Interpellé sur l’annonce de la candidature « précoce » de Roch Marc Christian Kaboré à l’élection présidentielle de 2020, Simon Compaoré a affirmé que c’est de bonne guerre que les propos du chef de l’Etat soient extraits de leur contexte.

Pour lui, contrairement au Chef de file de l’opposition politique(CFOP), le président du Faso a un devoir de redevabilité envers les populations.  Simon Compaoré s’est demandé pourquoi l’opposition politique ne s’est pas interrogée sur le nombre d’écoles ou de routes réalisées. « A moins d’être de mauvaise foi, depuis que Roch Marc Christian Kaboré a été élu, nous travaillons à ce qu’il ait un second mandat en 2020. Nous ne chercherons pas à modifier la constitution », a précisé M. Compaoré.

Pour le secrétaire exécutif du parti, Lassané Sawadogo, l’on ne peut pas en vouloir au président Kaboré pour son honnêteté.  « L’honnêteté n’est pas un crime. C’est une valeur », s’est-il défendu. Qu’en est-il de la distribution de vivres qui seraient destinées à des personnes disposant seulement de la bonne carte politique ? « Je déments cela. Le parti est également sur le terrain. Ce n’est pas nuitamment que les distributions se font. C’est en plein jour », a répliqué fermement Simon Compaoré. Puis d’ajouter : «  Nous sommes une rivière qui nourrit tout ce qui s’y trouve ». Interrogé sur la détention de l’activiste, Naïm Touré, le président du MPP a souligné que beaucoup de dérapages ont été constatés sur les réseaux sociaux et sont en passe de devenir du libertinage. « Ce monsieur n’est pas à son premier forfait. Ceux qui font du tintamarre sur cette affaire ne rendent pas service ni à la démocratie, ni à la liberté d’expression », s’est offusqué Simon Compaoré. Selon lui, l’on pas eu besoin de la publication de Naïm Touré pour évacuer le gendarme blessé. Pour lui, l’évacuation d’un malade est un processus. Se prononçant sur le résultat d’un sondage qui  a indiqué  que 72% des citoyens burkinabè ne sont pas satisfaits des partis politiques,  le président du MPP a indiqué que c’est une interpellation à l’ensemble de la classe politique qui doit faire une analyse de sorte à prendre en compte les  attentes des citoyens et mériter leur confiance.

 

Anselme KAMBIRE

Sidwaya

Mise à jour le Vendredi, 29 Juin 2018 09:57