Session extraordinaire de l’Assemblée nationale Imprimer
Écrit par Sidwaya   
Mardi, 17 Juillet 2018 06:05

L’Assemblée nationale a ouvert, le lundi 16 juillet 2018, à Ouagadougou, sa première session extraordinaire de l’année. Neuf (09) avant-projets de loi sont soumis à l’appréciation des élus nationaux.  Le gouvernement burkinabè veut renforcer son arsenal juridique pour la bonne marche de sa mission. Pour ce faire, il a transmis neuf (9) avant-projets de loi à l’Assemblée nationale pour adoption. Pour examiner ces textes de lois soumis à son appréciation, la représentation nationale a donc ouvert, hier lundi 16 juillet 2018 à Ouagadougou, une session extraordinaire.

Pour le ministre de la Communication et des Relations avec le parlement, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, la session a été demandée par le Premier ministre, comme le prévoit les textes, afin de ratifier un certain nombre d’ordonnances dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). Cette session aura aussi pour but d’examiner d’autres projets de loi « utiles pour la consolidation de la démocratie au Burkina Faso », a-t-il expliqué. Il s’agit entre autres, des projets de lois relatifs, au Code électoral, à la modification de la loi portant statut de l’opposition politique et celle portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso. « Concernant les questions du référendum annoncé par le chef de l’Etat en 2019 et le vote des Burkinabè de l’extérieur pour les élections de 2020, il était important d’apporter d’éléments nouveaux pour faire évoluer nos lois », a-t-il soutenu.

 

Lors de la première session de l’année, le projet de loi sur le statut de l’opposition a été introduit mais a été retiré à cause des mésententes au sein de l’hémicycle. A propos, le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a attiré l’attention des députés présents à la session sur l’importance des différents points inscrits à l’ordre du jour. « Nous avons estimé qu’il était important de retirer le texte sur le statut de l’opposition pour le ramener plus tard. Nous devons davantage transcender nos divergences politiques et nos ambitions personnelles pour privilégier l’intérêt général », a-t-il plaidé. A l’issue du discours inaugural, la session a été suspendue et rendez-vous a été donné aux députés pour le lundi 23 juillet afin d’examiner lesdits projets de lois.

 

Abdoulaye BALBONE

Sidwaya

Mise à jour le Mardi, 17 Juillet 2018 06:09