Nouveaux véhicules du gouvernement : "Une nécessité et non un luxe" Imprimer
Écrit par Sidwaya   
Vendredi, 11 Mai 2018 10:12

Le Conseil des ministres du mercredi 9 mai 2018 a statué sur plusieurs dossiers et livré des communications orales. Après environ 3h de réunion, le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, a livré la conclusion des travaux dudit conseil. Le Conseil des ministres du mercredi 9 mai 2018 a, comme à l’accoutumée, abordé divers dossiers dont la substance a été livrée par le Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou.

Il a saisi l’occasion pour donner des éléments d’éclairage sur les nouveaux véhicules acquis par le gouvernement. Il a fait comprendre que ce sont 35 véhicules de marque Talisman, 5 Pickups et 19 véhicules V8 qui ont été acquis. L’objectif était de renouveler le parc, puisqu’il a soutenu que les anciennes voitures datent de 2010. En plus de cela, le ministre en charge de la communication a indiqué que ces anciens véhicules tombaient régulièrement en panne et consommaient beaucoup de carburant. «Les 35 Talismans, plus les 5 pickups livrés ont coûté à l’Etat 1 milliard 275 millions 360 mille francs CFA. Le paiement s’étale sur la période 2017-2018. Les 19 voitures V8 ont coûté 1 milliard 724 millions 250 mille francs CFA. Ils seront soldés courant 2017, 2018 et 2019», a affirmé Rémis Dandjinou. Pour lui, il faut reconnaître que le gouvernement fait des efforts en termes de gouvernance. «C’est une nécessité de fonctionnement et non un luxe», a-t-il souligné.

 

Outre ce sujet, deux décrets ont été pris au titre du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération et celui de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur. Ces décrets portent sur l’organisation de ces deux départements.

Au titre du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, le Conseil a adopté un décret portant autorisation de perception de recettes relatives à certaines prestations de la direction générale des transports terrestres et maritimes ainsi que les directions régionales chargées des transports.

 

Se plier aux décisions de justice

Ces prestations sont, selon le porte-parole du gouvernement, la délivrance de licences de transport routier public, de licences de mise en location de véhicules, d’autorisation de transport exceptionnel et de la délivrance d’autorisation d’exercice de la profession de moniteur d’auto-école. «Nous avons également adopté un décret fixant le taux de l’indemnité de logement et de l’indemnité spécifique au profit du personnel du MENA et du personnel non enseignant en service dans les structures centrales du ministère de l’enseignement supérieur. Vous vous souviendrez que dans le cadre des négociations avec le syndicat, le gouvernement s’était engagé à corriger ces éléments», a confié le Porte-parole du gouvernement.

Par ailleurs, le Conseil des ministres a statué au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale sur un décret portant adoption du guide de méthodologie de description des postes de travail des ministères et institutions publiques. Car, M. Dandjinou a expliqué que dans le cadre de la modernisation de l’administration, il est impératif d’avoir des fiches de postes.

Celles-ci sont nécessaires, à l’attendre, pour l’évaluation de pilotage à la Fonction publique. «Il y a dix ministères choisis comme témoins pour ensuite corriger les éventuelles erreurs qui surviendraient», a précisé le ministre. La situation au Centre hospitalier universitaire Yalgado-Ouédraogo et les grèves annoncées dans certains ministères se sont invitées au Conseil des ministres. Et chaque ministre a été instruit de poursuivre le dialogue avec les acteurs.

Concernant les grèves, le ministre a annoncé un point de presse pour le vendredi aux archives nationales. La question qui a le plus retenu son attention est celle liée à la décision du Conseil d’Etat sur le sit-in. De son avis, si le conseil d’Etat a décidé que le sit-in tel que fait au Burkina Faso est illégal, il faut se plier à cette décision. «Nous sommes dans un pays qui se construit dans la démocratie et l’un des éléments de la démocratie est la justice. Il est important que les différents acteurs acceptent de respecter notre justice. Maintenant, s’il y a des acteurs qui ne sont pas d’accord, des institutions supranationales existent pour se faire entendre», a dit Rémis Fulgance Dandjinou.

 

Gaspard BAYALA

Sidwaya
Mise à jour le Vendredi, 11 Mai 2018 10:13