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Les ambassadeurs et consuls généraux du Burkina sont en conclave à Ouagadougou, depuis hier 20 février 2012. Réunis dans le cadre de la 12e session de leur conférence, les plénipotentiaires burkinabè échangeront sur leur part de contribution dans la réalisation du programme du président Blaise Compaoré. « Bâtir, ensemble, un Burkina émergent : la contribution de la diplomatie » ; c’est sous ce thème que notre pays a sonné, depuis hier 20 février 2012, le rassemblement de ses plénipotentiaires.
Cette rencontre, 12e du genre, s’est ouverte sous le patronage du Premier ministre, Luc Adolphe Tiao. Le doyen des ambassadeurs, Jacques Sawadogo, a loué la pertinence du thème de cette conférence qui permettra à la diplomatie burkinabè de réfléchir sur la partition qu'elle devra jouer dans la mise en œuvre du programme quinquennal du chef de l’Etat. Blaise Compaoré, a-t-il par ailleurs déclaré, constitue en lui-même une source d’inspiration de la politique étrangère du Burkina.
Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao, dans son discours d’ouverture des travaux, a d'emblée salué l’élection de Kadré Désiré Ouédraogo à la tête de la Commission de la CEDEAO. C’est le couronnement, de son point de vue, des efforts conjugués des acteurs de la diplomatie burkinabè dont le président du Faso, Blaise Compaoré, et le ministre des Affaires étrangères, Djibril Bassolet. Luc Adolphe Tiao s’est préoccupé de l’instabilité dans certains pays de la sous-région, qui contrarie dangereusement leurs efforts de développement.
Tout en leur exprimant la solidarité du Burkina, Luc Adolphe Tiao a invité les ambassadeurs burkinabè à considérer les évènements sociaux qu’a connus le Faso en 2011 et à ainsi «prendre conscience de la nécessité de préserver les valeurs fondamentales pour une démocratie fortifiée». La construction d’un Burkina émergent, a-t-il dit, exige de nous une volonté et une unité renforcée. Cela rappelle aux Burkinabè, selon lui, qu’ils doivent «s’accorder sur les objectifs à atteindre et sur les moyens à y parvenir» ; autrement dit, «être capables d’agir collectivement face aux défis de la mondialisation (terrorisme et prolifération des armes, trafic de drogue, déséquilibres économiques, réchauffement climatique...).
Il a exhorté nos ambassadeurs à œuvrer non seulement à «porter honorablement la voix du Burkina» mais aussi «à être à l’écoute des attentes du monde». Indépendamment de leurs idéaux politiques, origines sociales, religions et ethnies, tous les Burkinabè, a soutenu le PM Tiao, doivent travailler à la préservation des valeurs fondamentales de toute société.
La lutte contre le terrorisme, a indiqué le Premier ministre aux ambassadeurs, demeure une priorité pour le gouvernement. L’espace CEDEAO, voire au-delà, a-t-il dit, est confronté aujourd’hui à «de nombreuses menaces dont le crime organisé, la circulation anarchique des armes, le trafic des drogues et autres commerces illicites, qui constituent des facteurs de désintégration sociale et économique». Luc Adolphe Tiao ne doute pas que ces menaces sont de nature à ébranler la stabilité des institutions publiques de la sous-région et les fondements des systèmes démocratiques en construction.
Tout en réitérant l’engagement du Burkina en Afrique de l’Ouest et au Darfour, notre pays, a déclaré le Premier ministre, a besoin du soutien de la communauté internationale. Au-delà de la stratégie sécuritaire, il pense que «la solution aux problèmes de la bande sahélo-saharienne réside dans la combinaison intelligente du binôme sécurité-développement». En attendant d’imprégner les ambassadeurs des actions du gouvernement à travers les communications au programme de la conférence (voir encadré), Luc Adolphe Tiao a abordé pendant la cérémonie d’ouverture les réalisations en vue de l’édification d’un Burkina émergent. Il n’a pas manqué de rendre hommage à tous les intervenants (couches socioprofessionnelles, ONG, PTF) dont les actions conjuguées ont permis au Burkina d’enregistrer des performances économiques appréciables.
Hamidou Ouédraogo
L'observateur paalga
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