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Le service régional de la police judiciaire a animé un point de presse, le 13 janvier 2012, à Ouagadougou. Le démantèlement d’un réseau de vente de faux médicaments et l’arrestation de trois individus pour cause de cybercriminalité, ont été au cœur des d’échanges avec les hommes de médias. Lutter contre le phénomène grandissant des faux médicaments, aux conséquences néfastes pour la santé des populations, c’est l’objectif que s’est fixé la police judiciaire.
C’est ainsi qu’elle a mis la main sur M. Ouédraogo Michel trafiquant de médicaments prohibés appelés couramment « médicaments de la rue ».Cette action concluante a été portée à la connaissance de la presse, le vendredi 13 janvier 2012, à Ouagadougou. Selon le directeur régional de la police nationale du Centre, Michel Ki, le fautif a été interpellé le 6 janvier 2012 dans la zone commerciale du grand marché de Ouagadougou. « Il a déclaré qu’il évoluait dans l’importation et la vente de faux médicaments depuis près de 15 ans ».
De l’avis du directeur régional, les investigations ont révélé que M. Ouédraogo était propriétaire de 3 magasins de dépôts de médicaments. Il a aussi souligné que dans la même zone, un autre dépôt, appartenant à un deuxième trafiquant de médicaments contrefaits qui a pris la fuite, a été découvert. « Ces dépôts ont été saisis », a-t-il signifié. Par ailleurs, M. Ki a indiqué qu’un troisième à bord d’un véhicule Toyota chargé également de médicaments contrefaits est tombé dans les filets de la Brigade anti-criminelle (BAC).
« Le véhicule et les produits ont été saisis mais l’intéressé a pris la fuite », a-t-il fait savoir. Au total 3,5 tonnes de faux médicaments ont été saisies. Pour le trafiquant Michel Ouédraogo, la valeur totale de ces produits saisis est estimée à environ 27 millions francs CFA. En outre, interrogé sur l’origine de ces produits, le présumé auteur a confié qu’il s’approvisionnait dans deux pays voisins. Comme mode opératoire, celui-ci dissimulait les produits dans des sacs pour tromper la vigilance des douaniers et les chargeait dans des cars de transport pour les acheminer à Ouagadougou.
À l’occasion de ce point de presse, trois individus que sont Bossé Laga Evariste, Dago Aziz Guy Roland et Assoua Bendé Laurent, tous de nationalité étrangère ont été présentés comme présumés auteurs de crimes économiques transnationales au moyen de technologie d’information de pointe. Selon Francis Nion, responsable de la division de la police économique et financière, les fouilles effectuées ont révélé une somme d’argent de deux millions de francs CFA, trois reçus de réception d’argent et un ordinateur portable contenant des spécimens de passeports vierges et des fiches à remplir intitulées « crédit facile en ligne ».
Ces présumés coupables opéraient via l’Internet. Ils avaient pour habitude de proposer des modes de crédit en ligne, suite auxquels le client devrait payer des frais de dossiers et d’assurance, et cela avec l’appui d’un complice sur le territoire où l’opération devrait s’effectuer. En somme, le directeur régional a invité la population à plus de collaboration avec les forces de sécurité pour lutter contre la criminalité sous toutes ses formes.
Fleur BIRBA
Frédéric ZOUNGRANA
(Stagiaire)
Sidwaya
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